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Séance du 05/01/2021 Conférence de Clément Paris

Les Vénus de Renancourt

Monsieur Clément Paris, paléontologue à l’Inrap Hauts-de-France, nous a rendu visite au lycée Boucher de Perthes le mardi 5 janvier pour nous faire part de sa découverte des désormais fameuses « Vénus de Renancourt » à l’occasion d’un chantier de fouilles qu’il a dirigé entre 2014 et 2019 dans ce quartier qui se trouve à l’ouest d’Amiens.

    Cette découverte est exceptionnelle à plus d’un titre. D’abord parce que ces petites statuettes féminines sont extrêmement rares. On connaît celles de Brassempouy (découverte dans les Landes) et de Willendorf (en Autriche) ainsi qu’un autre gisement découvert en Russie près du lac Baïkal). Ensuite parce que sur le site de Renancourt, elles ont été exhumées en grand nombre, une quinzaine, ce qui laisse penser qu’il s’agit d’un site de production remarquable. Enfin parce que la dernière qui a été trouvée présente la caractéristique de posséder une coiffe finement sculptée.

La plus grande fait 12 cm et la dernière, qui est exposée dans la salle d’archéologie du musée de Picardie à Amiens, mesure 5 cm, dimension qui permet de la transporter aisément, ce qui laisse penser à une sorte d’amulette portée par les femmes de cette époque.

Elles datent d’environ 23 000 ans et leur production s’est étalée sur une très brève période de 1000 à 2000 ans à l’échelle d’un territoire de plusieurs millions de km² (de l’Atlantique à la Sibérie). La forme est standardisée et souligne les attributs de la féminité (fesses rebondies, seins volumineux et nombril creusé) et plus encore de la fécondité puisqu’elles présentent toutes un ventre de grossesse.

 

La naissance pouvant représenter un moment périlleux pour la mère et celle-ci ayant un rôle communautaire important pour la survie du groupe, on pense que ces statuettes pouvaient éventuellement servir à conjurer le péril d’un tel événement. Certaines d’entre elles ont été retrouvées avec la tête séparée du reste du corps. Nous ne savons pas encore si cette fracture est intentionnelle ou accidentelle. Peut-être avait-elle une signification symbolique.

Le site est toujours en cours d’exploitation. La prochaine campagne qui reprendra au printemps de cette année pourrait donner lieu à de nouvelles découvertes. Le site de Renancourt est désormais mondialement connu. Il avait été fouillé la première fois au début du XXème siècle, en 1910, par Victor Commont, célèbre archéologue, instituteur de formation exerçant à Amiens. Celui-ci avait curieusement prédit la découverte de statuettes qui n’ont été exhumées qu’un siècle plus tard grâce à l’équipe de Clément Paris.

 

On connait bien l’art pariétal mais les populations de Sapiens établies au nord de la France vivaient dans un milieu de steppes non propice à ces réalisations. Aussi les sites découverts sous cette latitude témoignent-ils d’occupations ponctuelles que l’on estime au plus de quelques semaines, ces populations pratiquant le nomadisme. Cela peut être établi par les éléments que l’on y retrouve : ossements, pierres taillées, calcinations et artefacts en calcaire.

Parmi ces derniers, de nombreuses agglomérations d’éléments fracturés par le gel qui pourraient entrer dans la composition d’autres statuettes féminines et qui sont précieusement collectées et archivées dans la perspective d’être réassemblées grâce à leur numérisation réalisée par des programmes informatiques spécifiques.

 

Notons pour terminer que cette aventure se poursuit et qu’elle mobilise toute l’attention de la communauté scientifique qui porte un nouveau regard sur le peuplement de Sapiens dans les plaines du nord de la France et, plus généralement de l’Europe.

 F. Consil, le 12 janvier 2021.

 

Pour plus d'informations :

https://www.inrap.fr/decouverte-d-une-venus-paleolithique-amiens-14779?page=1

 

Séance du 8.12.2020: Table ronde avec Pascal Depaepe

Ce jour, nous avons eu le plaisir d'accueillir parmi nous Monsieur Depaepe pour une table-ronde sur l'Homme de Néandertal. Ce fut un réel plaisir que de l'écouter nous expliquer comment notre regard sur Néandertal a évolué au fil du temps, comment ses représentations témoignent des évolutions de la recherche scientifique et archéologique sur le sujet. 

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séance du 17.11.2020

Aujourd'hui, nous poursuivons les projets de restitution des connaissances acquises lors des séances précédentes (sorties et échanges avec intervenants extérieurs). 

Pendant que le groupe Nina poursuit ses recherches pour redonner vie, le temps d'un court interview, au personnage de Boucher de Perthes (projet Arts plastiques qui sera mené par M.Dargnier),  d'autres élèves s'attèlent à rendre interactif le sentier urbain proposé par le service éducatif du Musée Boucher de Perthes sur la thématique "Sur les pas de Boucher de Perthes à Abbeville". Notre objectif est d'utiliser les informations acquises sur Jacques Boucher de Perthes lors du parcours pédestre et de la visite du Musée pour proposer à Mme Catalan et au Musée d'Abbeville un document pédagogique fait par des élèves pour d'autres élèves (primaires, collègiens etc.). Enfin il est aussi pertinent d'enrichir les remontées, notamment via la production d'un article dédié au site de fouilles de Caours. 

 

 

séance du 10.11.2020

Pour faire suite aux sorties des sermaines précédentes, nous avons aujourd'hui accueilli dans nos locaux M.Locht et M. Sohier (Maison pour Tous d'Abbeville) pour faire le point sur les informations obtenues sur Caours et le site de la carrière Carpentier. Plus précisémment, nous avons parlé du système des terrasses fluviatiles de la Somme. Nous avons aussi pu échanger sur le projet que nous souhaitons mener en partenariat avec eux, à savoir l'élaboration d'une maquette 3D sur les terrasses du secteur d'Abbeville. 

Ce fut aussi l'occasion de tester la réalisation d'une coupe topographique. Ici celle obtenue par un de nos pairs: 

13 octobre 2020: découvertes de sites archéologiques locaux

Aujourd'hui, nos professeurs et M. Locht, responsable du site de fouilles de Caours et ingénieur de recherches de l'INRAP Hauts-de-France, nous ont permis de découvrir deux sites d'une richesse archéologique exceptionnelle: 

-le site de fouilles de Caours: soit le seul site du nord de la France qui atteste de la présence de l'homme de Néanderthal, il y a 125 000 ans en Picardie! Un privilège exceptionnel dont nous avons su profiter malgré une météo peu favorable !! "Dans le tuf, les spécialistes ont surtout trouvé des silex taillés et des ossements d’animaux portant des traces de découpe pour récupérer la viande, ainsi que la moëlle, la cervelle ou la langue. Ils ont également noté des traces de combustion montrant la présence de foyers" (article du Courrier picard du 28 septembre 2015 paru sur le site du journal). 

https://www.courrier-picard.fr/art/region/quand-l-homme-de-neandertal-chassait-l-aurochs-a-caours-ia174b0n645874 

Vue d'ensemble du site actuellement fermé au public:

Temps d'échange avec M.Locht qui nous explique le fonctionnement des terrasses fluviatiles:

 

- le site de la carrière Carpentier: site préhistorique du paléolithique, classé monument historique depuis 1983, dont les fouilles ont permis à Jacque Boucher de Perthes de soutenir l'idée selon laquelle un homme "antédiluvien" existait:

 

 

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